Pokhara au Népal | le RDV des trekkeurs

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Pokhara, le lieu à ne pas manquer au Népal

Après l’Inde le Népal

On arrive à la frontière entre L’inde et le Népal vers 4h du matin. On est fatigués et honnêtement je me suis sentie un peu comme une migrante à être obligée de sortir du bus, d’attendre longtemps dans le noir sans trop savoir ce qu’il se passait, en donnant mon passeport à une personne sans savoir si cette personne était une personne officielle. Par chance, on était une dizaine, dont l’américain qui était à côté de moi et avec qui j’ai sympathisé et un couple de français qui avaient une quarantaine d’années.

Après avoir patienté peut-être 45mn devant la frontière indienne, nous avons enfin notre tampon de sortie. On est un peu perdu ensuite, personne ne nous donne d’instructions précises. On finit par avancer à pied, puis en car jusqu’à la frontière népalaise et c’est reparti pour quasiment 1h30 d’attente pour obtenir nos visas. Le visa coûte 25$ si on reste 15 jours, 40$ si on reste 30 jours. Théoriquement je suis censée en passer 16, je suis donc bien contente de partir plus tôt !

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Une fois le visa obtenu, c’est reparti. Le monsieur m’a payé un billet Varanasi – Kathmandu mais j’apprends qu’il est possible de descendre plus tôt pour récupérer un autre bus qui m’emmenerait à Pokhara. Tout le monde m’en a tellement parlé que je me décide à y aller.

Arrivé au lieu de séparation des routes entre Kathmandu et Pokhara, on fait une pause et tout le monde va au restaurant, c’est la fin de notre voyage à bord de mon car porte-bonheur, je descends avec mon nouvel ami américain. Le monsieur qui vérifie les billets essaie de nous trouver un bus pour Pokhara. A la frontière, il a accepté de m’échanger des roupies indiennes contre des roupies népalaises sans commission. J’ai vraiment un bon karma 🙂

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Finalement on trouve un car pour 300 roupies. On s’en sort bien, au Népal 300 roupies c’est 3€. L’américain n’a pas de monnaie je lui avance.

Arrivés à Pokhara, pas de tuktuk seulement des taxis. On négocie 600 roupies pour 2 (avec du recul je pense que c’est cher, mais on est un peu loin de la zone touristisque à pied), je paye les 600 roupies puisqu’il n’a toujours pas de monnaie.

On se quitte finalement parce que la seule auberge de mon voyage que j’ai repérée mais que je n’a pas réservée est complète, il prend un truc hors-budget pour moi, je prends un truc plus loin mais moins cher. Je lui donne mon numéro et finalement il ne me recontactera jamais… au revoir remboursement, bonjour mauvais karma pour lui.

Un endroit où il fait bon vivre

Après avoir marché 25mn avec mon backpack qui n’a jamais été aussi lourd, j’arrive enfin à mon auberge qui est à 2 pas du lac du Pokhara. C’est dans un quartier touristique, mais moins luxueux et ça me va très bien. Je négocie mon lit à 300roupies la nuit sans petit déj et je m’installe.

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Jolie vue si elle n’était pas gâchée par les travaux. Je me mets au lit, je suis crevée. Je dors, je regarde des séries, je dors encore. Puis je rencontre Lisa, une française, Lex et Tjerk des néerlandais et quelques autres personnes. Le lendemain soir c’est un israélien qui a la cinquantaine qui se joint à nous et un belge qui s’appelle Thomas. Puis un autre français Mikkel.

Ils ont quasi-tous des projets pour faire l’Annapurna Circle,  l’Everest Base Camp ou encore Poon Hill. Certains ont déjà trekkés et tu sens une aura trop détendue autour d’eux, vraiment. La plupart de ces randonnées font 6 jours ou plus… je n’ai pas assez de temps… je leur explique que je serai en Vipassana à partir du 1er avril et qu’il faut donc que je sois à Kathmandu pour rejoindre mes amis le 30.

Pour le temps qu’il me reste, je veux à défaut de trekker, randonner.

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Pas le temps pour un vrai trek

Le lendemain matin, Thomas me propose de faire une marche jusqu’à la Pagode de la paix, j’ai à peine 15mn pour me préparer. Let’s go !

On ira visiter une cave… c’est un de ces monuments “one minute monument”, tu payes, tu vois, tu as fini. Pour 100 roupies c’est un peu cher, mais je pense qu’on paye pour les travaux et ça c’est pas plus mal.

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Avec la chaleur de l’Inde, je ne mangeais pas beaucoup alors en remontant de la grotte je me suis sentie faible, et j’ai fait un malaise. Secouriste de talent, je me suis auto-gérée, j’ai fait des pauses et en arrivant en haut je me suis allongée quelques minutes. Thomas n’a même pas remarqué, il était occupé à faire un sondage, que j’ai par la suite fait. 

On continue en visitant une cascade. On en a que pour 30 roupies et on se fait la réflexion qu’ils ne savent malheureusement pas mettre en valeur les beautés de leur pays. La pauvre cascade est en cage, un gros grillage l’entoure pour la protéger mais ça gâche sérieusement la vue.

On est repartis et je lui ai dit que j’étais une fille faible et que je n’étais donc pas sûre de pouvoir monter jusqu’à la pagode. Il me dit “c’est juste que tu n’as pas mangé, aller viens”. On prend donc notre déjeuner dans un truc local, mais vraiment je n’avais pas faim (ce qui est vraiment inquiétant, j’ai toujours faim).

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L’arrivée à la Pagode a été difficile, mais je l’ai fait. Je faisais des pauses toutes les 5 minutes, mais Thomas était patient. Tellement de marches, et il faisait tellement chaud. D’un côté de la montagne il y avait un super temps, de l’autre un orage se préparait. C’était magique. On est vraiment chanceux on a pu voir la Pagode avant que ça tombe, il y avait beaucoup de vent mais ça donné un effet très mystique.

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En redescendant on se dit qu’il vaut mieux prendre un taxi pour rentrer, ou plutôt Thomas se dit qu’il vaut mieux. Je lui dis que ça va être cher, il confirme et me dit au moins 1200 roupies, je lui dis si c’est ce prix hors de question de le prendre, je peux marcher (tant que ça monte pas). Un taxi nous interpelle : “1700 roupies”. On marche. Finalement il pousse un cri de désespoir “400 roupies !” On a donc pris le taxi pour rentrer 🙂 

De Ghatichhina à Panchase

Le soir je discute avec Lex et Tjerk qui m’invite à venir avec eux pour un trek de 36h. L’objectif est d’atteindre Panchase un village 2030m d’altitude par le village de Ghatichhina accessible par la route la moins confortable de l’histoire de la route.

Pour l’occasion je prends juste mon petit sac de 20L et j’enfile ma tenue de randonnée, ma gourde filtrante accrochée et c’est parti.

On prend donc le bus magique qui arrive à t’offrir un lot d’hématomes improbables (bras gauche, tête, fesses, genou…), nous arrivons au village et je remarque que les garçons ne savent pas trop où aller. Je ris en mon for intérieur parce qu’ils ont déjà la réputation d’être un peu nonchalant à l’auberge. Je prends donc mon application magique maps.me (non, non ce n’est pas avec mes 30 lecteurs que je fais du placement de produits  😆  ) et je me rends compte que le parcours est tracé (attention vous lirez dans mon expérience au Cambodge que Maps.me n’est pas toujours notre ami).

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Pour ceux qui font de la randonnée dans les montagnes en France, vous savez sûrement que les randonnées sont en zig-zag pour que la montée ne soit pas trop abrupte. Bon… au Népal ils s’en fichent carrément. C’est donc des marches à n’en plus finir, on se croirait dans les escaliers venteux du Seigneur des anneaux mais sans le vent et sans Gollum. D’ailleurs Lex ferait un super Sam et Tjerk un Legolas parfait. Notre elfe préféré n’est jamais essoufflé, il avance bien plus vite que nous tandis qu’à l’arrière nous galérons allègrement. Les pauses sont de plus en plus rapproché mais Tjerk est hyper patient à un moment je lâche désespérée “Les gars si je ralentis trop, m’attendez pas, je vous rejoins en haut”.

“Tu plaisantes ?! On ne fait jamais ça en trek, on reste ensemble”

Je les adore.  D’ailleurs je précise, que même qu’en ils parlent entre eux, ils parlent anglais pour pas que je me sente exclue. De vrais perles ces garçons. On passe devant une source, je remplie ma gourde avec l’eau de source (et là j’avoue que je me sens puissante).

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Sur la route on rencontre un monsieur qui descend à Gatichhina, il s’arrête pour discuter avec nous et nous explique qu’il est le principal de l’école de la ville et qu’il s’y rend. Je lui demande s’il fait ce chemin tous les jours.

“Oui, mais tu sais c’est facile maintenant” dit-il en riant.

Il est vraiment adorable et on promet d’essayer de passer le voir à l’école, ce qu’on ne pourra finalement pas faire. Quand on arrive à Sidane, un tout petit village entre les rizières, on se fait interpeller par un enfant d’environ 7 ans.

” Tu as du chocolat ? Tu as un stylo ? “

Je ne sais toujours pas pourquoi mais absolument tous les enfants d’Inde et du Népal disent cette phrase quand ils rencontrent des étrangers. Si vous avez la réponse à ce mystère, merci de m’envoyer un mail ou laisse un commentaire  😆 . On a ni l’un, ni l’autre, alors il commence à s’énerver et nous menace avec un bâton, puis il nous lance des pierres. (rassurez-vous tous les enfants ne sont pas des psychopathes en manque de chocolat). On s’enfuit, on préférait vraiment la grand-mère qui nous proposait de l’eau ou un thé à l’entrée du village.

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Toutes les personnes qu’on croise sur la route nous disent : “Panchase ? Panchase ? ohhh c’est difficile !” mais on se dit que s’ils devinent tous où on va, c’est qu’on doit pas être les seuls à faire la route.

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Finalement après 3h d’escaliers, de sueur à en remplir ma gourde filtrante, de souffle à en éteindre la flamme des jeux olympiques et de douleur à en calmer les plus grands masochistes nous voilà enfin arrivés à Panchase. On trouve une auberge toute mignonne proposant deux chambres, on négocie notre nuit à 150 roupies chacun, et j’ai droit à ma chambre seule  😎 . Bon par contre on se ruine avec la nourriture beaucoup plus chère qu’à Pokhara.

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On est tellement fatigués qu’on reste sur notre mini balcon … ba en fait jusqu’au lendemain. On a une superbe vue sur le coucher du soleil.

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Finalement on manquera le lever du soleil à quelques minutes près (l’hôte nous avait dit 6h mais clairement c’était 5h30) mais on relativise, et le ciel est assez dégagé en matinée pour voir l’Annapurna. OH MON DIEU que c’est beau. A cause de la météo, la chaîne de montagne à l’air de flotter dans les airs, quand je pense que c’est l’Himalaya !!!

On repart vers 9h30, je n’aurais jamais cru dire ça un jour mais la descente a été plus rude que la montée. Je crois que mes ligaments n’ont pas appréciés la montée et donc à chaque marche j’ai l’impression que mon genou et mes mollets vont me lâcher. Les garçons gardent le rythme, je dis aux garçons : “mes genoux tremblent comme si j’étais Bambi”, Lex me dit que lui aussi et que c’est horrible, je suis un peu rassurée de pas être la seule. Je finirai par pleurer un peu de douleur mais j’arriverai au bout pour retrouver notre bus, toujours aussi magique.

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Après l’effort, le réconfort

Le jour d’après j’ai beaucoup dormi (et j’avoue aussi avoir regardé pas mal d’épisodes de Missfit) et j’ai ensuite commencé à organiser mon départ pour Kathmandu. Je continue de dire que les auberges sont vraiment très aidantes pour ça.  Les deux jours suivants, je les ai passé avec Mélanie, une allemande que j’ai rencontré à l’auberge. Elle a changé d’auberge entre temps mais on s’entendait bien donc on s’est fait un dîner et du shopping. On a manqué par deux fois la séance de cinéma en plein-air mais si je peux vous donner un conseil à Pokhara faites-le !

On a aussi mangé avec Mikkel qui nous a fait découvrir un café génial. Ils exposent les oeuvres d’artistes népalais ou du voyageur, ils vendent des livres et si tu le souhaites tu peux cuisiner avec le chef. Ce que Mikkel fera avec plaisir.

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La veille du départ je rencontre Clemens, un jeune allemand qui prend le même bus que moi pour Kathmandu.  Jeune parce qu’il n’a que 18 ans. Enfin… 18 ans jusqu’à minuit dans ce fameux bus. Oui, oui ce garçon a fêté ses 19 ans, dans un bus avec une parfaite inconnue.

Mieux que ça un mec a vomi sur un siège juste à côté de nous, et on s’est retrouvé pendant 7h avec Vomito et son nouvel acolyte Vomit. Oui parce qu’au Népal ils sons pas du genre à s’arrêter pour nettoyer.

Pour notre arrivée à Kathmandu, je vous laisse patienter jusqu’au prochain épisode ! [enfin… plutôt celui d’après pour une fois je vais rompre la ligne temporelle classique (tel un vrai Docteur) et je vais écrire mon article sur le Vipassana avant le reste de mes aventures à Kathmandu]

En bref : 

  • Tu es trekkeur, Pokhara est ton ami
  • Ne manque pas le cinéma en plein-air, ce sont des films très récents
  • J’ai re-découvert l’eau chaude au Népal, qu’est-ce-que c’est bon !
  • N’oublie pas de tester les momos !

Pour voir tous mes articles sur l’Inde (et bientôt sur le Népal hein) c’est ici ! 

*Il est possible que des fautes d’orthographe se soient cachées dans mon article :O, je promets de relire mon article sous peu, en attendant vous pouvez m’envoyer un message XD*

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2 commentaires

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