Journal d’un dernier jour de tour du monde

anissa au salar

Quoi ? Dernier jour ?! Mais Anissa tu es encore en Nouvelle-Zélande !!!

Bon… Ok. Cet article vient du futur de ce blog.

Contexte : nous somme à Nanterre, le 29 novembre et je suis rentrée il y a maintenant 17 jours.

Mais voilà, je suis une procrastinatrice et en plus je n’aime pas faire deux fois la même chose.

3 des derniers articles que j’ai écrit resteront à jamais en Bolivie lieu où *Spoiler* j’ai été agressée et volée.

Par chance aucun bobo et les seules pertes déplorables sont mon téléphone, son contenu, la carte mémoire de ma Gopro et ma confiance en l’humain, les chiens, les taxis et la nuit.

Fin de la parenthèse.

Retour en France. MERDE. Je l’ai fait. J’ai fait le tour du globe, j’ai été nomade pendant 8 mois (on dira 1 an pour que ma bucket list soit contente). J’ai porté mon sac jusqu’au bout du monde et je l’ai ramené à la maison.

Cette impression assez folle que ce n’était qu’un rêve. Finalement j’ai l’impression de n’être partie que 2 semaines (et apparemment vous aussi).

J’ai vu tellement de choses et à la fois si peu. J’ai fait tellement de choses et à la fois si peu. J’ai rencontré tellement de gens et pourtant rien comparé à nos 7 milliards d’autres. J’ai appris beaucoup et je rentre plus consciente de tout ce que j’ignore. Je suis sortie de ma zone de confort et finalement ma zone de confort m’a rattrapée. Je n’ai pas essayé de me trouver et pourtant je me suis découverte.

Je suis du genre impatiente. J’aime la nouveauté et Paris est devenue ma nouvelle nouveauté. Tout est à créer et c’est pour ça que j’avais hâte de rentrer.

Mon ressenti ?

Beaucoup ont une vision pessimiste de l’amitié et de la distance. J’ai appris durant ce voyage que les amis te suivent là où tu vas. Tu ne les transportes pas dans ton coeur (parce que je trouve cette métaphore vraiment culcul) mais dans ton smartphone (haha je suis sûre que là vous vous dites que je pars en sucette). Chaque jour, je recevais des nouvelles, des conseils, des aides. Parfois je demandais des services du plus simple au plus complexe. Et pas une fois, je ne me suis sentie seule.

Je ne comprends à vrai dire pas les gens qui disent que c’est bien de couper un peu avec sa vie et blablabla. Oui en effet, si elle est relou ta vie coupe, coupe. Mais si votre vie vous plait et que vous êtes profondément heureux, pas besoin. Un voyage n’a pas besoin d’être difficile ou une rupture ou je ne sais quoi d’autre.

Bref Tulum aura été la parfaite destination pour dire au revoir : un peu trop orientée “tourisme de masse” et pourtant pas moche du tout. Je ne laisse derrière moi que les 5kg de surplus de mon backpack (backpack qui est en grève japonaise depuis le Chili : il fait le boulot mais il m’a bien signifié son raz-le-bol en s’amputant d’une lanière.) 

plage de tulum, plein de mondes

Non, je ne suis pas triste de rentrer

12 novembre : je suis dans l’avion entre Manchester et Paris et je vois les côtes françaises, je me mets à pleurer de joie. Je suis chez moi. C’est fou combien j’aime mon pays (même si parfois il est chiant). J’ai pris conscience de la chance que j’ai d’être née ici, dans un pays où j’ai eu accès à l’éducation, à la liberté (de tellement de choses) et où je me sens en sécurité. Ah et aussi un pays si beau, où l’automne me rend euphorique chaque année.

photo des côtes dans l'avion
La France, tu l’aimes ou tu voyages

Mon retour s’est passé dans un bonheur calme. Accueillie à l’aéroport par mon amie Farah puis dîner chez Sara (et Léanore, sa fille, à qui j’ai envoyé une carte par pays).

13 novembre : Le lendemain retrouvailles avec Céline et départ pour Bordeaux pour fêter mes 30 ans, (oui je suis rentrée avant le 13 pour être entourée en ce jour merveilleux). Ma soeur qui pleure dans mes bras, mon frère qui me fait pleurer en disant

“ah comment ça fait plaisir d’entendre ta voix”.

Des amis qui se réunissent pour manger un bout avec moi et ma mère qui invite tout le monde à venir à la maison pour un dernier verre (ce qui n’arrive jamais, genre vraiment jamais) parce que ma meilleure amie vient me rendre une visite surprise (encore des larmes).

Je suis depuis remontée à Nanterre où mon amie Diana me prête son appartement durant son voyage en Nouvelle-Zélande. Pendant ce temps je règle les trucs très sympa quand tu rentres de voyage : l’administratif.

Je suis en recherche d’emploi et je m’inscris pour la première fois de ma vie à Pôle Emploi. Je sais que ça peut paraître gris pour vous mais moi j’ai l’énergie pour gérer ça même si la flemingite est de retour parfois.

Demain c’est ma fête d’anniversaire de retour. 2 fêtes en une haha.

Bref un retour à la vie normale mais comme dirait Tolkien :

“Mais, ce qui nous tient à cœur, c’est la paix, la tranquillité, et une terre bien cultivée, car les Hobbits partagent l’amour des choses qui poussent. Oui, sans aucun doute, notre façon de vivre est pittoresque mais aujourd’hui plus que tout autre, je prends conscience que ce n’est pas une mauvaise chose de fêter une vie simple.”

Bilbo, La communauté de l’anneau

Je dirais en conclusion de ça :

Peu importe ce que vous rêvez de faire, de l’acte le plus simple à l’acte le plus fou.

Si vous y prendrez du plaisir et si cela vous rendra plus heureux alors n’hésitez pas un instant.

Prenez la vie un peu moins au sérieux et saisissez chaque occasion pour vous amuser. Vous n’êtes plus des enfants alors personne ne le fera pour vous.

Tentez de nouvelles choses et apprenez de vos échecs. Aimez beaucoup, faite confiance et faites tout court.

Merci beaucoup de m’avoir suivie et soutenue. Les articles continueront d’être publiés, on se dit pas au revoir. 😁

Community Manager en sac à dos !

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